L'éolienne

L'éolienne d'Arthonnay

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Erigée en 1897, l'éolienne d'Arthonnay est le dernier exemplaire présent dans l'Yonne du modèle n° 2 de l'entreprise d'Auguste Bollée, sise au Mans. Elle fonctionna jusqu'en 1939, année de son remplacement par un moteur électrique, à la suite d'une panne d'engrenage.

Depuis le 5 mars 2003, elle est inscrite au répertoire des monuments historiques.

 

Caractéristiques

Hauteur : 18 m ; diamètre de la double roue : 3,50 m ; diamètre de l'hélice : 90 cm.

Escalier hélicoïdal de 56 marches ajourées ; arrimage par 10 haubans.

Poids : environ 7,50 t.

  

 

Fonctionnement

La turbine de l'éolienne est constituée d'une double roue : l'une fixe ou stator, toujours face au vent, l'autre mobile ou rotor, positionnée juste derrière. Le vent prend appui sur le stator, dont les pales font office de déflecteurs. Ainsi, le flux d'air est canalisé et se présente perpendiculairement aux pales du rotor, offrant le meilleur rendement.

La turbine est maintenue constamment face au vent par une hélice à 8 pales, appelée papillon orienteur. Cette hélice se met en mouvement sous l'emprise du vent, accumulant une certaine énergie cinétique. Celle-ci est transmise par une série de pignons et d'engrenages à la double roue. La vitesse de l'hélice se trouvant fortement démultipliée, l'énergie accumulée se révèle suffisante pour faire pivoter la turbine et la positionner face au vent. Dès qu'un écart est constaté, l'hélice le corrige.

En cas de vent excessif, l'hélice pivote sur son axe et agit en sens contraire : elle efface progressivement la turbine jusqu'à la placer parallèlement au vent, la verrouillant dans les cas extrêmes.

 

Utilisation

Le mouvement du rotor entraîne un arbre vertical protégé par une colonne centrale en fonte. Des engrenages transmettent la force motrice à une machinerie de pompage avec vilebrequin, volant d'inertie et pompes. En l'occurrence, 3 pompes aspirantes et refoulantes plongent dans le bassin de la source toute proche, afin de remplir un réservoir de 30 m3, enterré sous la chaussée. Cette réserve d'eau permet d'alimenter à volonté le lavoir-debout, simultanément rehaussé en 1897.

Autrefois, le lavoir subissait, en cas de fortes pluies, l'invasion des eaux de l'ancienne mare (le Bas du Crôt), où le bétail venait s'abreuver... Il était alors indisponible jusqu'à son nettoyage, opération fastidieuse et à renouveler sans cesse.

Dès lors, le bon débit permis par l'éolienne et la pente devenue plus importante à la suite des travaux de surélévation, procurèrent aux lavandières de meilleures conditions de travail et d'hygiène... en attendant la généralisation des lave-linge.  

 

 

L'éolienne endimanchée (Mai culturel 2009)

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 ... par Gaëlle Messager, plasticienne