La vieille église

Que se passe-t-il en 2017 ?

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La réunion de chantier du 27 juillet 2017 doit être considérée comme réunion de réception des travaux de la 2ème tranche. Nous attendons le compte rendu de l’Architecte des Bâtiments de France, afin de connaître ses préconisations concernant l’accessibilité au site. Nous avons compris qu’elle ne serait pas totale, pour des raisons de sécurité, mais qu’elle serait - provisoirement – partielle, en attendant une hypothétique nouvelle tranche de travaux, visant à sécuriser la partie classée, toujours étayée.


On aperçoit à droite la partie classée, encore étayée suite à la 1ère phase de travaux, dits de  consolidations provisoires, intervenus en 2010. On remarque le mur ouest qui penche vers l’ouest et dont certaines pierres pourraient se détacher, sans parler des étaiements en bois, exposés indirectement aux intempéries.

Et on aperçoit à gauche une bonne moitié du chœur, récemment sécurisé, dans le cadre de la 2ème tranche de la seconde phase de travaux, aujourd’hui terminée.

L’architecte du patrimoine, Thomas Gaudig, en charge des travaux, en a présenté le résultat à la population lors des Journées du Patrimoine, dimanche 17 septembre. Malgré la pluie, 45 administrés se sont déplacés, montrant ainsi leur intérêt. La visite a pu faire le tour du monument, dépasser le portail et rejoindre l’arrière de la nef, emplacement offrant un point de vue sur l’ensemble du site, chœur inclus. L’architecte a expliqué les choix faits sur chaque partie du monument, les meilleurs possibles compte  tenu  des faibles budgets alloués, si bien que les 4 options ont finalement pu être réalisées. Il a insisté longuement sur la communication et la nécessité de s’unir pour aller plus loin, sous-entendu municipalité et association.

Il est vrai qu’une convention pourrait très bien nous autoriser à conduire des visites du site, lors des journées du patrimoine ou à d'autres moments au profit de groupes constitués.

 

 

 

Que s'est-il passé en 2016 ?

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Après la réunion tenue en septembre 2015 par l'architecte du patrimoine, M. Thomas Gaudig, nous aurions aimé pouvoir enrichir notre site de visuels sur les travaux envisagés mais l'accès au diagnostic nous a été refusé par Mme Josiane Rousseau, maire d'Arthonnay. Et il le sera jusqu'à la fin des travaux, nous lui faisons confiance sur ce point. Ambiance !

Par conséquent, le texte et le diaporama en ligne sur le site de la Fondation du Patrimoine sont toujours ceux que nous avions fournis en 2011. La photographie n° 12, indiquant les contours projetés des ruines, n’est plus du tout d’actualité, le projet ayant été revu à la baisse. Que les donateurs potentiels ne s'en offusquent pas trop, cela avance tout de même !

Le 2 janvier 2016 paraissait dans l’Yonne Républicaine un article pleine page consacré à Arthonnay et intitulé : « Travaux à venir pour l’église en ruines ».

Autour d’une grande photo représentant l’impressionnant échafaudage, on pouvait lire :

« Légèrement retardés, les travaux de l’église Saint-Valentin d’Arthonnay doivent débuter dans les jours à venir. Il s’agira de sécuriser l’édifice et de sauvegarder ses ruines ».

Et un peu plus loin, on pouvait encore lire :

« Aujourd’hui, pour la municipalité d’Arthonnay (160 habitants), il n’est pas question de restaurer le site, ni de le rendre accessible au public. Une restauration coûterait beaucoup plus cher, souligne le premier adjoint au maire. Là, il s’agit d’une mise en sécurité totale. »

Cet article soulève des questions importantes :

-    Pourquoi des travaux aussi onéreux si le public ne peut espérer en profiter ?

-  Pourquoi le site resterait-il inaccessible au public, alors qu’une mise en sécurité totale est prévue ?

-  Pourquoi l'association continuerait-elle à donner pour le patrimoine communal, si celui-ci devait rester inaccessible au public ?

Le déblaiement des gravats, commencé en décembre 2015, s'est poursuivi par l'installation début 2016 d'échafaudages monumentaux sur tout l'intérieur du monument, afin de dérouler le programme de travaux : mise à jour des dalles puis recouvrement pour les protéger, restauration de certains arcs, ouverture des baies, consolidations côté rue, etc.

Dans le bulletin municipal diffusé fin mai aux habitants, on pouvait malheureusement lire :

« Au terme des travaux, qui devraient s’achever à l’automne, la dégradation de l’église aura été stoppée et les parties restantes protégées contre de nouvelles dégradations. Cependant, le site ne pourra être ouvert au public dans l’immédiat, car sa mise en sécurité aurait entraîné des coûts largement supérieurs aux financements susceptibles d’être mobilisés ».

Début septembre, après avoir constaté que rien n'était prévu dans le permis de construire en matière d'accessibilité, nous avons demandé un rendez-vous aux Bâtiments de France à Auxerre, afin d'attirer l'attention sur cette ouverture au public, apparemment repoussée aux calendes grecques. Or nous sommes persuadés que le site pourrait être ouvert au public - partiellement certes - peu après la fin des travaux en cours, moyennant quelques aménagements.

Le 24 novembre, l'Architecte des Bâtiments de France, lors d'une réunion en mairie d'Arthonnay, a fait droit à notre requête d'accessibilité, non sans quelques restrictions tenant à la sécurité. Les décisions seront prises l'an prochain, après achèvement des travaux de la 2ème tranche.

 

 

   

Que s'est-il passé en 2015 ?

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Depuis la 1ère partie de travaux sur l’église Saint-Valentin d’Arthonnay, qui nous vaut la présence d’un magnifique échafaudage et la pose d’une toiture provisoire sur la sacristie, les choses avancent…

Le cabinet « 1090 Architectes » a présenté son diagnostic aux élus le 22 avril, en présence de représentants de la DRAC et des Bâtiments de France.

Afin de sécuriser les ruines, principalement côté rue, tous les gravats à l'intérieur de l'emprise, soit 750 m3, seront triés puis évacués, 60 m3 environ étant conservés.

Les arases, toutes en mauvais état, seront descendues d'un rang de pierres au moins. Le rang inférieur sera déposé et repris au ciment avec pose de couvertines en plomb. Un alignement horizontal sera recherché. Tous les soubassements seront refaits. Les rehausses d'allèges des baies seraient démontées pour retrouver leur état original ou refaites. La baie murée près de la sacristie serait rouverte. Les meneaux grossiers seraient supprimés. Les arcs supérieurs seront refaits. Les parties manquantes de certains contreforts seront refaites en moellons (et non en pierre de taille plus chère) et recouvertes de pierres de lave. Un drainage sera mis en place dans l'axe de symétrie de l'église, en direction de la rue, depuis les différents contreforts. La sacristie ne serait pas restaurée dans l'immédiat mais resterait protégée...

Estimatif : 321.562,50 € HT. Or la commune ne disposerait que de 300.000 € HT dont 70.000 sont déjà engagés sur la 1ère partie de travaux. Des choix devront donc être faits ou des financements complémentaires trouvés. La souscription publique en cours, en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, est toujours d'actualité, même si le projet a été modifié, nécessitant le dépôt d'un nouveau permis de construire.

Fin mai, l’appel d’offres était lancé, avec le 13 juin comme date limite de remise des plis. L'entreprise Léon Noël a été retenue, sous réserve de quelques modifications. La signature du contrat pourrait intervenir prochainement et les travaux commencer en octobre pour s'achever avant l'été 2016.

La municipalité a informé en juillet les habitants de la réception d'une aide de 20.000 € de la Sauvegarde de l'Art Français et du versement de 8.000 € par notre association dans le cadre de la souscription, toujours ouverte, auprès de la Fondation du Patrimoine. Compte tenu des autres subventions attendues, le coût à la charge de la commune, financé par emprunt, sera de l'ordre de 80.000 €.

Une réunion publique, conduite par l'architecte Thomas Gaudig, a eu lieu le 19 septembre, à l'occasion des Journées du Patrimoine. Il a présenté le diagnostic effectué sur les ruines, assorti de propositions.

La 1ère tranche de travaux comportait des échafaudages qui vont persister jusqu’à la fin de la 2ème tranche. Ils ont donné lieu à un examen minutieux permettant de cibler les interventions à réaliser. Ainsi et de haut en bas, le niveau de référence du monument sera le haut des baies, soit environ 2 m en-dessous du niveau initial. Les arcs seront restaurés à l’identique. Les meneaux et croisillons seront conservés à la demande de la DRAC, et refaits si nécessaire ou s’ils sont manquants.

Les hauts de murs et les contreforts seront protégés par des couvertines en plomb. Les murs seront restaurés en moellons, à l’exception des têtes et des soubassements, qui auront droit à de la pierre de taille ingélive.

Auparavant, le sol aura été déblayé jusqu’au niveau des dalles de l’église. Le bas des murs aura été dessalé par application de cataplasmes, afin d’éviter que les pierres enfouies n’éclatent. Un sondage atteste de leur bon état sur les façades intérieures du choeur.

Le projet laisse de côté la sacristie, petit bijou en très mauvais état, l’îlot isolé côté nord, dont la DRAC interdit la destruction, ainsi que le mur ouest jouxtant le portail classé, dont l’étaiement permet d’attendre. Ces points non sécurisés limiteront donc l’accès au site.

Les travaux devraient débuter en octobre pour s’achever avant l’été, à condition d’obtenir un nouveau permis de construire, puisque le projet actuel diffère de celui de 2011.

 

 

   

Que s'est-il passé en 2014 ?

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Des travaux sont en cours sur l’église Saint-Valentin d’Arthonnay et nous nous en réjouissons.

En juin 2014, une réunion avait rassemblé à Arthonnay la municipalité et les financeurs (Etat-DRAC, Conseil général, Fondation du Patrimoine), qui avaient pu se rendre compte de l’état des ruines et de l’urgence des travaux. A l’issue de la réunion, il avait été collectivement décidé :

- de rompre avec l’architecte du patrimoine, son contrat d’exclusivité avec la commune étant entaché de nullité, faute de mise en concurrence, 

- de lancer dans les plus brefs délais une consultation de maîtrise d’œuvre.

Le 25 juin 2014, le Conseil municipal décidait de lancer un appel d’offres afin de choisir un nouvel architecte, intéressé par un chantier de sécurisation des ruines d’au maximum 300.000 € HT, avec remise des offres au plus tard le 12 juillet, les travaux devant commencer vu l’urgence au plus tard mi-septembre 2014.

Le 31 juillet, le Conseil municipal choisissait l'offre du cabinet parisien « 1090 Architectes », regroupant Guillaume Moine, Perrine Leclerc  et Thomas Gaudig.

Le 10 septembre, les conseillers décidaient à l’unanimité de lancer un appel d’offres pour une 1ère partie de travaux, s’appuyant sur l’avant-projet sommaire établi par ce cabinet (estimatif de 68.138,50 € HT). Etaient prévus : échafaudage côté rue, étaiement du contrefort nord-est surplombant la sacristie, démolition de celle-ci, démolition de l’arche empierrée isolée située au nord, à proximité des anciennes dépendances de l'abbaye de Molesme (XIème siècle). Remise des offres au plus tard le 4 octobre.

Le 22 octobre, le Conseil choisissait parmi les 5 offres reçues celle de Léon Noël, se montant à 69.707 € HT.

La 1ère partie de travaux, objet de ce 1er appel d’offres, a débuté le 1er décembre : déblaiements, étaiement de contreforts, échafaudage de toute la partie inscrite, désempierrage de la baie nord, démolition de la toiture en laves de la sacristie, couverture provisoire de celle-ci vu l’intérêt qu’elle semble présenter une fois dégagée.

 

   

Que s'est-il passé de 2011 à 2013 ?

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Rappelez-vous ! La démarche de mise en valeur des ruines de l’église d’Arthonnay, initiée fin 2006 par l’association, avait permis la réalisation en 2010 d’une première phase de travaux urgents de consolidation des piles soutenant le portail classé. Les dons des particuliers plus les 2.200 € apportés par l’association à la souscription lancée avec la Fondation du Patrimoine, avaient permis d’abaisser la part communale à 10 % du montant des travaux, qui s’élevaient à 65.036,06 € HT.

La seconde phase de travaux, portant sur la sécurisation côté rue et la restauration des murs du chœur, était estimée à 389.992,83 € HT par l’architecte du patrimoine. Ces travaux étaient espérés pour 2011 mais l’arrêté de subvention de la  DRAC ne fut obtenu qu’en septembre 2011. Il stipulait que les travaux commencent dans les 2 ans.

Ceux-ci, espérés en 2012, se heurtèrent à la mauvaise volonté de l’ancien maire, qui voulait changer d’architecte, mais dut y renoncer, la commune étant liée par contrat.

Malgré la non-obtention des crédits européens FEADER, épuisés, l’ancien maire lança un appel d’offres le 16 février 2012 pour des travaux prévus en mai, mais n’y donna pas suite, malgré les offres satisfaisantes de deux entreprises. Les pressions de l’association excédèrent l’ancienne municipalité qui, le 27 juin, rompit unilatéralement la convention de partenariat signée le 18 janvier 2007.

Dès lors, la municipalité demanda à l’architecte de revoir sa copie à la baisse mais sans directives ni montant précis, ni prise de délibérations. Elle obtint fin 2012, grâce au sous-préfet, une subvention FNADT de 5 %, en compensation des fonds européens, mais laissa pourrir la situation en 2013, en attendant les élections de 2014, perdant au passage la subvention du député, devenue caduque.

N’étant plus partenaires de la municipalité mais simplement observateurs, nous constatons que la nouvelle équipe, sensibilisée à la sécurité et ne voulant pas perdre les 300.000 € de subventions en cours ou accessibles, s’est emparée du dossier, a convaincu la sous-préfète de l’aider, et obtenu que la DRAC et le Conseil général maintiennent exceptionnellement leurs subventions.

Cet élan de dynamisme a permis de resserrer les liens avec les élus et nous les encourageons à poursuivre leurs efforts de mise en valeur des ruines, dans l’espoir de profiter un jour des lieux, sans barrières ni panneaux d’interdiction, afin d’animer le village.


 

   

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