La vieille église

Que se passe-t-il en 2019 ?

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

           La commune d'Arthonnay est dans l'attente des propositons du cabinet d'architectes 1090 concernant le projet d'accessibilité au public du site des ruines de l'église Saint-Valentin.

 

 

 

Que s'est-il passé en 2018 ?

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

                    Nous avons spontanément fait part de nos vœux pour l’ancienne église d’Arthonnay, à savoir son accessibilité prochaine au public : le déport de la clôture actuelle jusqu’au niveau du portail, incluant un accès de service (interdit au public excepté lors de visites organisées par nos soins), le nivellement du terrain, un balisage et des panneaux de danger, des panneaux informatifs, ainsi qu’une convention réglementant les futures visites, à établir entre maire et président de l’association.

                    Ces propositions, qui étaient assorties d’un plan, ont obtenu une réponse, dès le 16 janvier, sous la forme d’un texte déposé dans les boîtes à lettres des habitants et dont on peut retrouver l’intégralité sur le tout nouveau site du village : http://arthonnay.fr/

                    On peut y lire, concernant l’église Saint-Valentin au paragraphe « Perspectives », que le Conseil municipal souhaite ouvrir un accès du public à l’église, tout en assurant la sécurité. Cela exclut l’accès au chœur et à l’arrière de l’édifice afin de ne pas exposer les visiteurs aux risques présentés par le mur ouest et les étaiements de la partie non sécurisée, qu’il faudrait longer pour atteindre le chœur, pourtant sécurisé.

                    La commune a demandé à l’automne au Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) de l’Yonne de lui proposer des orientations pour l’aménagement du site. Le CAUE est une association créée à l’initiative du Conseil départemental, prévue par la loi du 3 janvier 1977 sur l’architecture.

                    Cette association a remis à la commune en janvier dernier un document de 18 pages, qui présente beaucoup d’intérêt car il envisage bel et bien un accès au chœur et à l’arrière du monument, par des itinéraires distants de la partie étayée non sécurisée. En voici l’essentiel.

 

- Vers une visite sécurisée du site (page 9) 

 

                    Il faudra trouver, tant que le site n’est pas entièrement sécurisé, des solutions permettant aux visiteurs de découvrir l’église et ses abords de 2 manières :

 

- un espace public entre la rue et le portail, lieu de rencontre, avec du mobilier, des panneaux explicatifs sur l’histoire, l’exposition des plus belles pierres taillées (zone en jaune foncé sur le croquis : accès libre permanent) ;

 

- des vues vers l’intérieur de l’église en proposant une visite guidée par l’association ou un élu, à certaines périodes de l’année (zones en jaune clair sur le croquis ci-après : accès encadré occasionnel) : 

. Possibilité n° 1 : entrée dans le chœur par la porte de la sacristie en façade nord (à démonter), les autres murs étant à protéger par un couronnement, puis parcours sécurisé via le bas-côté du transept nord, donnant la vue sur le volume de l’église ; 

. Possibilité n° 2 : chemin en limite nord du site pour accéder à la plate-forme ouest et profiter de la vue sur l’intérieur de l’église depuis l’arrière.

  

- Quelle ambiance rechercher ? (pages 10 et 11)

 

                    L’ambiance  de ruine serait attractive, sans pour autant laisser le site à l’abandon, à condition de trouver un type d’aménagement et une palette végétale ni intrusive ni destructive.

- des sentiers gravillonnés et des espaces enherbés. 

- du mobilier réduit afin de ne pas surcharger les ruines : quelques bancs avec des pierres de récupération et des présentoirs pour les pierres taillées les plus intéressantes. 

- des végétaux sobres en couleurs : massifs d’arbustes (hortensias ou rosiers paysagers), quelques arbres à haute tige (à feuilles caduques ou résineux). 

                    Il faudrait créer un contraste entre la pierre et la verticalité des ruines, sans laisser la végétation prendre le dessus. Enfin, un muret bas, côté rue, pourrait rappeler la limite du cimetière.

 

- Le rôle de l’association (page 12)

 

                    L’existence de l’association est un élément bénéfique pour ce projet.

                    Elle pourrait élaborer des contenus historiques et pédagogiques, proposés sur des panneaux d’affichage.

                    Elle pourrait développer une offre de visite guidée à des moments clés de la saison, en lien avec l’office de tourisme du Tonnerrois.

 

- Les schémas d’aménagement (pages 12 et 13) 

                    Ils sont synthétisés sur le croquis ci-après.

 

- Des ambiances végétales (pages 14 à 16) 

                    Le CAUE délivre ensuite de nombreux conseils quant au choix des plantes (vivaces plutôt qu’annuelles, plantations en pleine terre, exigeant peu d’arrosage…), à la forme des massifs, aux clôtures et pieds de murs, aux bordures, à l’entretien du site. D’une manière générale, la sobriété s’impose, compte tenu des faibles moyens financiers de la commune, notamment pour l’entretien.

 

- Conclusion (page 17) 

                    Le CAUE reste à la disposition de la commune pour préciser les éléments développés et pour l’accompagner dans la suite des démarches.
                    Une séance publique peut être organisée et animée par le CAUE, afin de présenter les orientations aux différents acteurs de la commune et collecter leurs attentes, besoins et propositions.
                    Compte tenu de la qualité du site, il serait bénéfique de confier une mission d’avant-projet à un maître d’œuvre, architecte paysager, pour apporter une vision d’ensemble. 

--------- 

                    L’étude de cet organisme indépendant qu’est le CAUE montre bien que 2 niveaux d’accessibilité sont possibles :

- l’un grand public et permanent, limité à l’extérieur des ruines proches de la rue,

- l’autre encadré et occasionnel, dévoilant l’intérieur sans s’approcher de la zone non sécurisée.

 

 


                    Le 5 mars, le Conseil municipal décidait de lancer une consultation de maîtrise d’œuvre pour la faisabilité de l’accessibilité aux ruines de l’église Saint-Valentin. 

                    Le 25 juin, le Conseil municipal acceptait un devis de 5.700 € HT, établi par le cabinet 1090, pour une étude de mise en accessibilité du site. Une demande de subvention devait être adressée à la DRAC mais, lors du Conseil municipal du 23 octobre, nous apprenions que la DRAC ne subventionnerait pas les travaux d’accessibilité. Une bonne raison pour rechercher d’autres financements auprès des associations et de l’Etat...

                    Si elle peut jouer un rôle, l’Arthonnaysienne répondra toujours présent, dans la mesure de ses moyens. 

 

 

   

Que s'est-il passé en 2017 ?

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

La réunion de chantier du 27 juillet 2017 doit être considérée comme réunion de réception des travaux de la 2ème tranche. Nous attendons le compte rendu de l’Architecte des Bâtiments de France, afin de connaître ses préconisations concernant l’accessibilité au site. Nous avons compris qu’elle ne serait pas totale, pour des raisons de sécurité, mais qu’elle serait - provisoirement – partielle, en attendant une hypothétique nouvelle tranche de travaux, visant à sécuriser la partie classée, toujours étayée.


On aperçoit à droite la partie classée, encore étayée suite à la 1ère phase de travaux, dits de  consolidations provisoires, intervenus en 2010. On remarque le mur ouest qui penche vers l’ouest et dont certaines pierres pourraient se détacher, sans parler des étaiements en bois, exposés indirectement aux intempéries.

Et on aperçoit à gauche une bonne moitié du chœur, récemment sécurisé, dans le cadre de la 2ème tranche de la seconde phase de travaux, aujourd’hui terminée.

L’architecte du patrimoine, Thomas Gaudig, en charge des travaux, en a présenté le résultat à la population lors des Journées du Patrimoine, dimanche 17 septembre. Malgré la pluie, 45 administrés se sont déplacés, montrant ainsi leur intérêt. La visite a pu faire le tour du monument, dépasser le portail et rejoindre l’arrière de la nef, emplacement offrant un point de vue sur l’ensemble du site, chœur inclus. L’architecte a expliqué les choix faits sur chaque partie du monument, les meilleurs possibles compte  tenu  des faibles budgets alloués, si bien que les 4 options ont finalement pu être réalisées. Il a insisté longuement sur la communication et la nécessité de s’unir pour aller plus loin, sous-entendu municipalité et association.

Il est vrai qu’une convention pourrait très bien nous autoriser à conduire des visites du site, lors des journées du patrimoine ou à d'autres moments au profit de groupes constitués.

 

 

   

Que s'est-il passé en 2016 ?

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Après la réunion tenue en septembre 2015 par l'architecte du patrimoine, M. Thomas Gaudig, nous aurions aimé pouvoir enrichir notre site de visuels sur les travaux envisagés mais l'accès au diagnostic nous a été refusé par Mme Josiane Rousseau, maire d'Arthonnay. Et il le sera jusqu'à la fin des travaux, nous lui faisons confiance sur ce point. Ambiance !

Par conséquent, le texte et le diaporama en ligne sur le site de la Fondation du Patrimoine sont toujours ceux que nous avions fournis en 2011. La photographie n° 12, indiquant les contours projetés des ruines, n’est plus du tout d’actualité, le projet ayant été revu à la baisse. Que les donateurs potentiels ne s'en offusquent pas trop, cela avance tout de même !

Le 2 janvier 2016 paraissait dans l’Yonne Républicaine un article pleine page consacré à Arthonnay et intitulé : « Travaux à venir pour l’église en ruines ».

Autour d’une grande photo représentant l’impressionnant échafaudage, on pouvait lire :

« Légèrement retardés, les travaux de l’église Saint-Valentin d’Arthonnay doivent débuter dans les jours à venir. Il s’agira de sécuriser l’édifice et de sauvegarder ses ruines ».

Et un peu plus loin, on pouvait encore lire :

« Aujourd’hui, pour la municipalité d’Arthonnay (160 habitants), il n’est pas question de restaurer le site, ni de le rendre accessible au public. Une restauration coûterait beaucoup plus cher, souligne le premier adjoint au maire. Là, il s’agit d’une mise en sécurité totale. »

Cet article soulève des questions importantes :

-    Pourquoi des travaux aussi onéreux si le public ne peut espérer en profiter ?

-  Pourquoi le site resterait-il inaccessible au public, alors qu’une mise en sécurité totale est prévue ?

-  Pourquoi l'association continuerait-elle à donner pour le patrimoine communal, si celui-ci devait rester inaccessible au public ?

Le déblaiement des gravats, commencé en décembre 2015, s'est poursuivi par l'installation début 2016 d'échafaudages monumentaux sur tout l'intérieur du monument, afin de dérouler le programme de travaux : mise à jour des dalles puis recouvrement pour les protéger, restauration de certains arcs, ouverture des baies, consolidations côté rue, etc.

Dans le bulletin municipal diffusé fin mai aux habitants, on pouvait malheureusement lire :

« Au terme des travaux, qui devraient s’achever à l’automne, la dégradation de l’église aura été stoppée et les parties restantes protégées contre de nouvelles dégradations. Cependant, le site ne pourra être ouvert au public dans l’immédiat, car sa mise en sécurité aurait entraîné des coûts largement supérieurs aux financements susceptibles d’être mobilisés ».

Début septembre, après avoir constaté que rien n'était prévu dans le permis de construire en matière d'accessibilité, nous avons demandé un rendez-vous aux Bâtiments de France à Auxerre, afin d'attirer l'attention sur cette ouverture au public, apparemment repoussée aux calendes grecques. Or nous sommes persuadés que le site pourrait être ouvert au public - partiellement certes - peu après la fin des travaux en cours, moyennant quelques aménagements.

Le 24 novembre, l'Architecte des Bâtiments de France, lors d'une réunion en mairie d'Arthonnay, a fait droit à notre requête d'accessibilité, non sans quelques restrictions tenant à la sécurité. Les décisions seront prises l'an prochain, après achèvement des travaux de la 2ème tranche.

 

 

   

Que s'est-il passé en 2015 ?

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Depuis la 1ère partie de travaux sur l’église Saint-Valentin d’Arthonnay, qui nous vaut la présence d’un magnifique échafaudage et la pose d’une toiture provisoire sur la sacristie, les choses avancent…

Le cabinet « 1090 Architectes » a présenté son diagnostic aux élus le 22 avril, en présence de représentants de la DRAC et des Bâtiments de France.

Afin de sécuriser les ruines, principalement côté rue, tous les gravats à l'intérieur de l'emprise, soit 750 m3, seront triés puis évacués, 60 m3 environ étant conservés.

Les arases, toutes en mauvais état, seront descendues d'un rang de pierres au moins. Le rang inférieur sera déposé et repris au ciment avec pose de couvertines en plomb. Un alignement horizontal sera recherché. Tous les soubassements seront refaits. Les rehausses d'allèges des baies seraient démontées pour retrouver leur état original ou refaites. La baie murée près de la sacristie serait rouverte. Les meneaux grossiers seraient supprimés. Les arcs supérieurs seront refaits. Les parties manquantes de certains contreforts seront refaites en moellons (et non en pierre de taille plus chère) et recouvertes de pierres de lave. Un drainage sera mis en place dans l'axe de symétrie de l'église, en direction de la rue, depuis les différents contreforts. La sacristie ne serait pas restaurée dans l'immédiat mais resterait protégée...

Estimatif : 321.562,50 € HT. Or la commune ne disposerait que de 300.000 € HT dont 70.000 sont déjà engagés sur la 1ère partie de travaux. Des choix devront donc être faits ou des financements complémentaires trouvés. La souscription publique en cours, en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, est toujours d'actualité, même si le projet a été modifié, nécessitant le dépôt d'un nouveau permis de construire.

Fin mai, l’appel d’offres était lancé, avec le 13 juin comme date limite de remise des plis. L'entreprise Léon Noël a été retenue, sous réserve de quelques modifications. La signature du contrat pourrait intervenir prochainement et les travaux commencer en octobre pour s'achever avant l'été 2016.

La municipalité a informé en juillet les habitants de la réception d'une aide de 20.000 € de la Sauvegarde de l'Art Français et du versement de 8.000 € par notre association dans le cadre de la souscription, toujours ouverte, auprès de la Fondation du Patrimoine. Compte tenu des autres subventions attendues, le coût à la charge de la commune, financé par emprunt, sera de l'ordre de 80.000 €.

Une réunion publique, conduite par l'architecte Thomas Gaudig, a eu lieu le 19 septembre, à l'occasion des Journées du Patrimoine. Il a présenté le diagnostic effectué sur les ruines, assorti de propositions.

La 1ère tranche de travaux comportait des échafaudages qui vont persister jusqu’à la fin de la 2ème tranche. Ils ont donné lieu à un examen minutieux permettant de cibler les interventions à réaliser. Ainsi et de haut en bas, le niveau de référence du monument sera le haut des baies, soit environ 2 m en-dessous du niveau initial. Les arcs seront restaurés à l’identique. Les meneaux et croisillons seront conservés à la demande de la DRAC, et refaits si nécessaire ou s’ils sont manquants.

Les hauts de murs et les contreforts seront protégés par des couvertines en plomb. Les murs seront restaurés en moellons, à l’exception des têtes et des soubassements, qui auront droit à de la pierre de taille ingélive.

Auparavant, le sol aura été déblayé jusqu’au niveau des dalles de l’église. Le bas des murs aura été dessalé par application de cataplasmes, afin d’éviter que les pierres enfouies n’éclatent. Un sondage atteste de leur bon état sur les façades intérieures du choeur.

Le projet laisse de côté la sacristie, petit bijou en très mauvais état, l’îlot isolé côté nord, dont la DRAC interdit la destruction, ainsi que le mur ouest jouxtant le portail classé, dont l’étaiement permet d’attendre. Ces points non sécurisés limiteront donc l’accès au site.

Les travaux devraient débuter en octobre pour s’achever avant l’été, à condition d’obtenir un nouveau permis de construire, puisque le projet actuel diffère de celui de 2011.

 

 

   

Page 1 de 3