Que s'est-il passé en 2018 ?

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                    Nous avons spontanément fait part de nos vœux pour l’ancienne église d’Arthonnay, à savoir son accessibilité prochaine au public : le déport de la clôture actuelle jusqu’au niveau du portail, incluant un accès de service (interdit au public excepté lors de visites organisées par nos soins), le nivellement du terrain, un balisage et des panneaux de danger, des panneaux informatifs, ainsi qu’une convention réglementant les futures visites, à établir entre maire et président de l’association.

                    Ces propositions, qui étaient assorties d’un plan, ont obtenu une réponse, dès le 16 janvier, sous la forme d’un texte déposé dans les boîtes à lettres des habitants et dont on peut retrouver l’intégralité sur le tout nouveau site du village : http://arthonnay.fr/

                    On peut y lire, concernant l’église Saint-Valentin au paragraphe « Perspectives », que le Conseil municipal souhaite ouvrir un accès du public à l’église, tout en assurant la sécurité. Cela exclut l’accès au chœur et à l’arrière de l’édifice afin de ne pas exposer les visiteurs aux risques présentés par le mur ouest et les étaiements de la partie non sécurisée, qu’il faudrait longer pour atteindre le chœur, pourtant sécurisé.

                    La commune a demandé à l’automne au Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) de l’Yonne de lui proposer des orientations pour l’aménagement du site. Le CAUE est une association créée à l’initiative du Conseil départemental, prévue par la loi du 3 janvier 1977 sur l’architecture.

                    Cette association a remis à la commune en janvier dernier un document de 18 pages, qui présente beaucoup d’intérêt car il envisage bel et bien un accès au chœur et à l’arrière du monument, par des itinéraires distants de la partie étayée non sécurisée. En voici l’essentiel.

 

- Vers une visite sécurisée du site (page 9) 

 

                    Il faudra trouver, tant que le site n’est pas entièrement sécurisé, des solutions permettant aux visiteurs de découvrir l’église et ses abords de 2 manières :

 

- un espace public entre la rue et le portail, lieu de rencontre, avec du mobilier, des panneaux explicatifs sur l’histoire, l’exposition des plus belles pierres taillées (zone en jaune foncé sur le croquis : accès libre permanent) ;

 

- des vues vers l’intérieur de l’église en proposant une visite guidée par l’association ou un élu, à certaines périodes de l’année (zones en jaune clair sur le croquis ci-après : accès encadré occasionnel) : 

. Possibilité n° 1 : entrée dans le chœur par la porte de la sacristie en façade nord (à démonter), les autres murs étant à protéger par un couronnement, puis parcours sécurisé via le bas-côté du transept nord, donnant la vue sur le volume de l’église ; 

. Possibilité n° 2 : chemin en limite nord du site pour accéder à la plate-forme ouest et profiter de la vue sur l’intérieur de l’église depuis l’arrière.

  

- Quelle ambiance rechercher ? (pages 10 et 11)

 

                    L’ambiance  de ruine serait attractive, sans pour autant laisser le site à l’abandon, à condition de trouver un type d’aménagement et une palette végétale ni intrusive ni destructive.

- des sentiers gravillonnés et des espaces enherbés. 

- du mobilier réduit afin de ne pas surcharger les ruines : quelques bancs avec des pierres de récupération et des présentoirs pour les pierres taillées les plus intéressantes. 

- des végétaux sobres en couleurs : massifs d’arbustes (hortensias ou rosiers paysagers), quelques arbres à haute tige (à feuilles caduques ou résineux). 

                    Il faudrait créer un contraste entre la pierre et la verticalité des ruines, sans laisser la végétation prendre le dessus. Enfin, un muret bas, côté rue, pourrait rappeler la limite du cimetière.

 

- Le rôle de l’association (page 12)

 

                    L’existence de l’association est un élément bénéfique pour ce projet.

                    Elle pourrait élaborer des contenus historiques et pédagogiques, proposés sur des panneaux d’affichage.

                    Elle pourrait développer une offre de visite guidée à des moments clés de la saison, en lien avec l’office de tourisme du Tonnerrois.

 

- Les schémas d’aménagement (pages 12 et 13) 

                    Ils sont synthétisés sur le croquis ci-après.

 

- Des ambiances végétales (pages 14 à 16) 

                    Le CAUE délivre ensuite de nombreux conseils quant au choix des plantes (vivaces plutôt qu’annuelles, plantations en pleine terre, exigeant peu d’arrosage…), à la forme des massifs, aux clôtures et pieds de murs, aux bordures, à l’entretien du site. D’une manière générale, la sobriété s’impose, compte tenu des faibles moyens financiers de la commune, notamment pour l’entretien.

 

- Conclusion (page 17) 

                    Le CAUE reste à la disposition de la commune pour préciser les éléments développés et pour l’accompagner dans la suite des démarches.
                    Une séance publique peut être organisée et animée par le CAUE, afin de présenter les orientations aux différents acteurs de la commune et collecter leurs attentes, besoins et propositions.
                    Compte tenu de la qualité du site, il serait bénéfique de confier une mission d’avant-projet à un maître d’œuvre, architecte paysager, pour apporter une vision d’ensemble. 

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                    L’étude de cet organisme indépendant qu’est le CAUE montre bien que 2 niveaux d’accessibilité sont possibles :

- l’un grand public et permanent, limité à l’extérieur des ruines proches de la rue,

- l’autre encadré et occasionnel, dévoilant l’intérieur sans s’approcher de la zone non sécurisée.

 

 


                    Le 5 mars, le Conseil municipal décidait de lancer une consultation de maîtrise d’œuvre pour la faisabilité de l’accessibilité aux ruines de l’église Saint-Valentin. 

                    Le 25 juin, le Conseil municipal acceptait un devis de 5.700 € HT, établi par le cabinet 1090, pour une étude de mise en accessibilité du site. Une demande de subvention devait être adressée à la DRAC mais, lors du Conseil municipal du 23 octobre, nous apprenions que la DRAC ne subventionnerait pas les travaux d’accessibilité. Une bonne raison pour rechercher d’autres financements auprès des associations et de l’Etat...

                    Si elle peut jouer un rôle, l’Arthonnaysienne répondra toujours présent, dans la mesure de ses moyens.