Que s'est-il passé en 2016 ?

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Après la réunion tenue en septembre 2015 par l'architecte du patrimoine, M. Thomas Gaudig, nous aurions aimé pouvoir enrichir notre site de visuels sur les travaux envisagés mais l'accès au diagnostic nous a été refusé par Mme Josiane Rousseau, maire d'Arthonnay. Et il le sera jusqu'à la fin des travaux, nous lui faisons confiance sur ce point. Ambiance !

Par conséquent, le texte et le diaporama en ligne sur le site de la Fondation du Patrimoine sont toujours ceux que nous avions fournis en 2011. La photographie n° 12, indiquant les contours projetés des ruines, n’est plus du tout d’actualité, le projet ayant été revu à la baisse. Que les donateurs potentiels ne s'en offusquent pas trop, cela avance tout de même !

Le 2 janvier 2016 paraissait dans l’Yonne Républicaine un article pleine page consacré à Arthonnay et intitulé : « Travaux à venir pour l’église en ruines ».

Autour d’une grande photo représentant l’impressionnant échafaudage, on pouvait lire :

« Légèrement retardés, les travaux de l’église Saint-Valentin d’Arthonnay doivent débuter dans les jours à venir. Il s’agira de sécuriser l’édifice et de sauvegarder ses ruines ».

Et un peu plus loin, on pouvait encore lire :

« Aujourd’hui, pour la municipalité d’Arthonnay (160 habitants), il n’est pas question de restaurer le site, ni de le rendre accessible au public. Une restauration coûterait beaucoup plus cher, souligne le premier adjoint au maire. Là, il s’agit d’une mise en sécurité totale. »

Cet article soulève des questions importantes :

-    Pourquoi des travaux aussi onéreux si le public ne peut espérer en profiter ?

-  Pourquoi le site resterait-il inaccessible au public, alors qu’une mise en sécurité totale est prévue ?

-  Pourquoi l'association continuerait-elle à donner pour le patrimoine communal, si celui-ci devait rester inaccessible au public ?

Le déblaiement des gravats, commencé en décembre 2015, s'est poursuivi par l'installation début 2016 d'échafaudages monumentaux sur tout l'intérieur du monument, afin de dérouler le programme de travaux : mise à jour des dalles puis recouvrement pour les protéger, restauration de certains arcs, ouverture des baies, consolidations côté rue, etc.

Dans le bulletin municipal diffusé fin mai aux habitants, on pouvait malheureusement lire :

« Au terme des travaux, qui devraient s’achever à l’automne, la dégradation de l’église aura été stoppée et les parties restantes protégées contre de nouvelles dégradations. Cependant, le site ne pourra être ouvert au public dans l’immédiat, car sa mise en sécurité aurait entraîné des coûts largement supérieurs aux financements susceptibles d’être mobilisés ».

Début septembre, après avoir constaté que rien n'était prévu dans le permis de construire en matière d'accessibilité, nous avons demandé un rendez-vous aux Bâtiments de France à Auxerre, afin d'attirer l'attention sur cette ouverture au public, apparemment repoussée aux calendes grecques. Or nous sommes persuadés que le site pourrait être ouvert au public - partiellement certes - peu après la fin des travaux en cours, moyennant quelques aménagements.

Le 24 novembre, l'Architecte des Bâtiments de France, lors d'une réunion en mairie d'Arthonnay, a fait droit à notre requête d'accessibilité, non sans quelques restrictions tenant à la sécurité. Les décisions seront prises l'an prochain, après achèvement des travaux de la 2ème tranche.