Que s'est-il passé en 2015 ?

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Depuis la 1ère partie de travaux sur l’église Saint-Valentin d’Arthonnay, qui nous vaut la présence d’un magnifique échafaudage et la pose d’une toiture provisoire sur la sacristie, les choses avancent…

Le cabinet « 1090 Architectes » a présenté son diagnostic aux élus le 22 avril, en présence de représentants de la DRAC et des Bâtiments de France.

Afin de sécuriser les ruines, principalement côté rue, tous les gravats à l'intérieur de l'emprise, soit 750 m3, seront triés puis évacués, 60 m3 environ étant conservés.

Les arases, toutes en mauvais état, seront descendues d'un rang de pierres au moins. Le rang inférieur sera déposé et repris au ciment avec pose de couvertines en plomb. Un alignement horizontal sera recherché. Tous les soubassements seront refaits. Les rehausses d'allèges des baies seraient démontées pour retrouver leur état original ou refaites. La baie murée près de la sacristie serait rouverte. Les meneaux grossiers seraient supprimés. Les arcs supérieurs seront refaits. Les parties manquantes de certains contreforts seront refaites en moellons (et non en pierre de taille plus chère) et recouvertes de pierres de lave. Un drainage sera mis en place dans l'axe de symétrie de l'église, en direction de la rue, depuis les différents contreforts. La sacristie ne serait pas restaurée dans l'immédiat mais resterait protégée...

Estimatif : 321.562,50 € HT. Or la commune ne disposerait que de 300.000 € HT dont 70.000 sont déjà engagés sur la 1ère partie de travaux. Des choix devront donc être faits ou des financements complémentaires trouvés. La souscription publique en cours, en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, est toujours d'actualité, même si le projet a été modifié, nécessitant le dépôt d'un nouveau permis de construire.

Fin mai, l’appel d’offres était lancé, avec le 13 juin comme date limite de remise des plis. L'entreprise Léon Noël a été retenue, sous réserve de quelques modifications. La signature du contrat pourrait intervenir prochainement et les travaux commencer en octobre pour s'achever avant l'été 2016.

La municipalité a informé en juillet les habitants de la réception d'une aide de 20.000 € de la Sauvegarde de l'Art Français et du versement de 8.000 € par notre association dans le cadre de la souscription, toujours ouverte, auprès de la Fondation du Patrimoine. Compte tenu des autres subventions attendues, le coût à la charge de la commune, financé par emprunt, sera de l'ordre de 80.000 €.

Une réunion publique, conduite par l'architecte Thomas Gaudig, a eu lieu le 19 septembre, à l'occasion des Journées du Patrimoine. Il a présenté le diagnostic effectué sur les ruines, assorti de propositions.

La 1ère tranche de travaux comportait des échafaudages qui vont persister jusqu’à la fin de la 2ème tranche. Ils ont donné lieu à un examen minutieux permettant de cibler les interventions à réaliser. Ainsi et de haut en bas, le niveau de référence du monument sera le haut des baies, soit environ 2 m en-dessous du niveau initial. Les arcs seront restaurés à l’identique. Les meneaux et croisillons seront conservés à la demande de la DRAC, et refaits si nécessaire ou s’ils sont manquants.

Les hauts de murs et les contreforts seront protégés par des couvertines en plomb. Les murs seront restaurés en moellons, à l’exception des têtes et des soubassements, qui auront droit à de la pierre de taille ingélive.

Auparavant, le sol aura été déblayé jusqu’au niveau des dalles de l’église. Le bas des murs aura été dessalé par application de cataplasmes, afin d’éviter que les pierres enfouies n’éclatent. Un sondage atteste de leur bon état sur les façades intérieures du choeur.

Le projet laisse de côté la sacristie, petit bijou en très mauvais état, l’îlot isolé côté nord, dont la DRAC interdit la destruction, ainsi que le mur ouest jouxtant le portail classé, dont l’étaiement permet d’attendre. Ces points non sécurisés limiteront donc l’accès au site.

Les travaux devraient débuter en octobre pour s’achever avant l’été, à condition d’obtenir un nouveau permis de construire, puisque le projet actuel diffère de celui de 2011.